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mardi 23 mai 2017

Emprise

J'ai rencontré Valérie Gans au salon du livre de Montaigu en avril dernier. Elle m'a parlé de son dernier roman et j'ai tout de suite été tentée.





















Auteur: Valérie Gans
Editions: JC Lattès
Pages: 342
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐⭐✰✰

Synopsis:

Claire a vingt-neuf ans, styliste free-lance, célibataire endurcie, tout change lorsqu'elle rencontre Mark, un beau gosse charmeur qui lutte pour se faire un prénom face à une mère aussi célèbre que castratrice.
Elle qui ne voulait pas d'un homme chez elle le voit s'installer au bout de quelques semaines, et, pourtant farouchement opposée au mariage, au bout de quelques mois, la voilà mariée.
Plus encore, elle lâche tout ? sa vie, ses amies, sa famille, son chat qu'elle adore et son métier ? pour suivre Mark en Arabie saoudite, où il est missionné par l'Institut Pasteur pour ouvrir un laboratoire. Arrivée à Riyad, elle est à la fois séduite par l'Orient et déroutée par toutes les contraintes imposées aux femmes. 
Elle doit sortir entièrement voilée, ne peut pas conduire, ni se déplacer à vélo, ni s'arrêter au Starbucks pour prendre un café? l'endroit est interdit aux femmes.
Commence alors pour Claire une longue descente aux enfers. Forcée de se soumettre à ces nouvelles règles, elle va peu à peu perdre sa combativité et son identité. 
De son côté, frustré par un métier qui ne tient pas ses promesses et qui le met une fois encore face à ses échecs, Mark devient de plus en plus méprisant et violent.
Ce n'est qu'après avoir frôlé la mort que Claire prendra la fuite grâce à la complicité d'une amie saoudienne aussi croyante que résignée.
Une histoire d'amour, de soumission, de résilience, de sublimation et d'amitié, dans un monde qui n'aime pas assez les femmes et s'évertue à les dévaloriser.

Mon Avis:

Claire, bientôt trentenaire, est une jeune femme dynamique, épanouie par son travail de styliste et par ses deux meilleures amies, Audrey et Joséphine.
Elle rencontre Mark, beau gosse, prince charmant tant attendu, et c'est le coup de foudre! Tout va alors aller très vite: la cohabitation, le mariage, jusqu'au déménagement à Riyad, en Arabie Saoudite.

Tout paraît idyllique, mais le lecteur se doute rapidement que quelque chose "cloche" chez Mark. 
Claire, elle, est bien trop amoureuse pour se rendre compte de quoique ce soit.
Ainsi, au prise avec un pervers narcissique, l'héroïne va connaître l'enfer, la réclusion, la soumission...

A travers l'histoire de Claire, nous découvrons la soumission des femmes Saoudiennes privées de toutes libertés fondamentales, pour nous occidentales (sortir sans porter l'abaya, boire un café au starbucks entre amies, conduire, faire du vélo etc..) et cela nous donne envie de crier, de nous révolter. 
Des femmes souvent ridiculisées, humiliées par leurs maris.

Nous découvrons aussi la soumission de Claire à son pervers de mari qui la manipule. Comment, petit à petit il va l'annihiler.
Bien souvent tout au long de ma lecture, j'ai eu envie de secouer Claire, de lui dire "réveille-toi!!" 
Mais l'amour est plus fort, plus fort au point que Claire va se laisser aller, s'oublier...elle va même en oublier son identité.
Il faudra toute la force de l'amitié pour la sauver de cet enfer. Ce que va faire une amie Saoudienne, à ses risques et périls.

J'ai beaucoup aimé l'écriture de l'auteure, belle et maîtrisée, toujours juste, ainsi que le rythme du roman dans lequel on ne s’ennuie pas!

La fin du roman aussi m'a bien plu, façon chick-lit où tout est bien qui finit bien. Cela met du baume au cœur après des passages bouleversants.


En résumé, un roman coup de cœur que je vous conseille de lire, rien que pour mesurer notre chance, nous les femmes, de vivre en occident et de prendre conscience de nos libertés.

lundi 8 mai 2017

Brooklyn

Livre emprunté à la bibliothèque.





















Auteur: Colm Toibin
Editions: 10/18
Pages: 332
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰✰

Synopsis:

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. 
Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. 
En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. 
Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. 
À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.

Mon avis:

Voici une belle lecture, très agréable, autour d'une histoire de famille des années 50 en Irlande.

Le personnage principal, Eilis, vit en Irlande avec sa mère et sa soeur. 
Ne trouvant pas de travail dans sa ville locale, elle est forcée, par sa famille, à quitter l'Irlande pour les Etat-Unis.
Elle va alors découvrir un pays étranger, une nouvelle culture. Elle va surtout se découvrir elle-même et s'émanciper. Elle va même s'épanouir grâce à la rencontre de son petit ami.
Là-bas, loin de sa famille, elle aura une vie plus moderne, plus libre, malgré la condition des femmes encore soumise à cette époque.

A mon goût, Eilis manque de caractère. 
Elle demeure trop réservée, elle ne dit pas ce qu'elle pense. Cela est sûrement dû à son éducation, mais par moment on a l'impression qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut. En même temps, cela n'est pas facile de faire des choix qui vont déterminer notre vie...

Aussi, je me suis reconnue en elle: je me revoie, il y a 20 ans, arrivant seule à Boston, pour quels mois, loin des miens, chez des gens que je ne connaissais pas et dans un pays où tout allait trop vite...j'ai connu ce mal du pays que connait Eilis dans ce roman. 

L'auteur a une écriture fluide et dense, ce qui fait une lecture agréable. Il a très bien retranscrit les choix, les silences, les non choix d'Eilis. 
Les thèmes de l'identité, l'exil, l'intégration sont présents.
L'auteur dresse également une peinture sociale de la vie des années 50 aux Etat-Unis: les différences de classes sociales, les différentes nationalités présentes à Brooklyn (notamment Irlandaise et Italienne), le racisme (lorsque le magasin où travaille Eilis va ouvrir aux femmes de couleur).

Cependant, j'ai moins aimé la dernière partie du roman, celle où Eilis rentre en Irlande à cause d'un drame familial. Je n'ai pas trop été d'accord avec ses choix et surtout la fin du roman m'a laissé perplexe. J'attendais un épilogue ou alors une suite.


En résumé, une belle lecture en compagnie d'Eilis à laquelle je me suis attachée.

lundi 1 mai 2017

Le voleur de brosses à dents





















Auteur: Eglantine Eméyé
Editions: Robert Laffont
Pages: 401
Genre: Témignage

Note: ⭐⭐⭐⭐✰

Synopsis:

« Un jour, j'en ai eu assez. Mille fois, j'en ai eu assez. Assez de toi, Samy, assez de tous qui ne comprennent rien, de la société qui ne fait rien. Assez.
Et puis mille fois, j'ai espéré, mille fois, j'ai ri et pleuré avec toi, mille fois, je t'ai serré dans mes bras.
Alors j'ai écrit ce livre pour toi, mon petit bonhomme si différent, pour moi, et pour ton frère, afin qu'il n'oublie pas tous ces fous rires qui émaillent notre drôle de vie aussi.
J'ai écrit ce livre pour toutes ces familles dont personne ne voit le désarroi, pour témoigner de notre quotidien durant ces dix ans, déjà.
J'ai écrit ce livre en n'épargnant personne parce que personne ne nous épargne.
C'est l'histoire de notre combat, c'est l'histoire de notre amour. Un amour que j'ai cru à sens unique. Tu me prouves aujourd'hui le contraire. »


Mon avis:

Ce livre est un beau témoignage, sincère, utile et agréable à lire.

L'auteure décrit les difficultés que rencontrent les parents d'enfants autistes et handicapés. Mais aussi les aberrations médicales et administratives par rapport à leur prise en charge. 
Elle nous fait part ici de l’immense courage que font preuve ces parents.

Eglantine, animatrice de télévision est maman de deux enfants. Elle apprends que son deuxième fils, Samy est diagnostiqué épileptique, puis autiste et polyhandicapé, suite à un avc à sa naissance. 
Elle nous entraîne dans sa vie quotidienne à travers son combat pour son fils, l'association qu'elle crée, l'école adaptée qu'elle ouvre. Nous la suivons donc dans ses engagements mais aussi dans ses désillusions...

Ce qui ressort de ce témoignage est avant tout l'amour d'une mère pour son fils. Elle déplacerait des montagnes pour lui, pour comprendre et faire taire ses souffrances. 
C'est une belle leçon de vie où les émotions sont bien présentes.
La place du frère aîné, Marco, est importante aussi, ainsi que celle de la famille et l'auteure. Ses parents et ses nombreux frères et sœurs répondent présents à chaque appel. Il y a également toutes les nounous, les psychologues, les éducatrices de Samy qui ont une place importante dans ce livre.

Ce récit n'est pour autant pas du tout larmoyant, c'est au contraire le cri du coeur d'une maman courageuse et combative face à la maladie de son enfant.

La fin du témoignage m'a tout de même bouleversé. Eglantine apprend qu'il faut "savoir se séparer pour mieux s'aimer", et les dernières lignes à ce sujet sont très touchantes.

mardi 18 avril 2017

Assez de bleu dans le ciel

Livre lu dans le cadre d’une opération Masse Critique du site Babelio.
Je remercie donc les éditions Belfond et Babelio pour ce partenariat.





















Auteur: Maggie O'Farrell
Editions: Belfond
Pages: 478
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰✰

Synopsis:

Une maison au bout d'une piste, à des kilomètres de tout. Autour, rien que l'herbe verte, les trembles aux feuilles chargées de pluie et le ciel changeant du Donegal. 
Daniel Sullivan est linguiste, il s'en va donner un cours à l'université avant de prendre l'avion pour les États-Unis, son pays d'origine, pour se rendre à l'anniversaire de son père qu'il n'a pas vu depuis des années. 
À ses côtés, dans la voiture qui le conduit à l'aéroport, sa femme Claudette et leurs deux enfants. C'est là, dans cette voiture, que Daniel apprend à la radio le décès de Nicola, son premier amour. Une cascade de souvenirs se déversent et une question : se pourrait-il qu'il soit responsable de sa mort ? 
Le doute le ronge, implacable. Et une envie, deux en fait : découvrir la vérité sur Nicola ; revoir sa famille, son autre famille, ses deux grands enfants qu'il a abandonnés soudainement aux États-Unis dix ans plus tôt. 
Mais comment dire tout cela à Claudette, cette ex-star de cinéma fantasque, passionnée, qui a choisi d'organiser sa propre disparition pour échapper au monde ? Comment lui révéler l'homme qu'il est véritablement ? Et que peut-il encore promettre, lui qui n'a jamais su que fuir ? 
Si comme le veut le proverbe, assez de bleu dans le ciel promet une belle journée, alors chacun peut voyager sans crainte. Il y aura toujours l'amour pour les ramener à bon port...


Mon avis:

Avec ce livre je découvre la plume de Maggie O'Farrell et je ne suis pas déçue.
C'est une histoire comme j'aime, aux multiples personnages. Une histoire d'amour avec ses bonheurs et ses drames.

C'est donc la rencontre d'un homme et une femme sous le ciel d'Irlande.
Il y a Claudette, célèbre actrice de cinéma qui décide de tout plaquer et de fuir. Elle se retire alors dans un coin perdu d'Irlande avec son fils.
Et il y a Daniel, homme divorcé, qui arrive en Irlande afin de récupérer les cendres de son grand-père.
Leur rencontre est improbable mais ils vont tomber amoureux, fonder une famille, vivre plaisiblement et simplement dans ce coin reculé d'Irlande. Jusqu'au jour où Daniel fait tout basculer, lorsqu'un drame caché de sa vie d'avant refait surface.
Et puis il y a tous les autres personnages que l'auteure nous fait découvrir, petits et grands. Elle adopte leur point de vue et nous fait vivre l'histoire avec eux.

Ce roman est aussi une invitation au voyage dans le temps car le roman n'a pas de chronologie. En effet, les chapitres s'entremêlent entre passé et futur, avec à chaque fois le point de vue d'un personnage différent, à travers son histoire et ses émotions, et c'est ce qui fait la force du roman.
Nous voyageons également à travers le monde: Amérique, Angleterre, Inde, Bolivie, etc...

Ce roman parle d'amour mais aussi de parentalité et d'enfants, à travers les joies et les difficultés. D'autres thèmes ressortent aussi: la fraternité, la solitude, le divorce, l'alcoolisme, le deuil...


En résumé, un roman dans lequel je me suis laissée emporter par tous les personnages. Un roman qui est le reflet de la vie.

mardi 11 avril 2017

Dix minutes par jour

Un livre une nouvelle fois lu suite à notre dernière rencontre des Cholecteurs. 
Là c'est l'idée du roman qui m'a séduite: faire quelque chose de nouveau tous les jours pendant 10 minutes.





















Auteur: Chiara Gamberale
Editions: Michel Lafon
Pages: 304
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰

Synopsis:

Dix minutes par jour. Tous les jours. Pendant un mois. 
Dix minutes pour accomplir quelque chose qu'on n'a jamais fait. Dix minutes loin de nos habitudes. Pour arrêter d'avoir peur. Et réapprendre à vivre. 
Voilà le jeu auquel se prête la trentenaire Chiara – sur les conseils de son psychanalyste –, pour surmonter la perte de son emploi et l'abandon de son mari. 
Dès lors, elle se lance dans l'inconnu : elle cuisine des pancakes, marche à reculons dans la rue, se rend chez Ikea, se met au hip-hop, écoute les problèmes de sa mère. 
Jour après jour, elle appréhende la réalité avec un regard neuf et libéré du carcan des habitudes qui la conduira à des choix surprenants, pour se reconstruire, nouer des relations plus vraies et démarrer une nouvelle vie... 
Vous souvenez-vous de la dernière fois où vous avez fait quelque chose pour la première fois ?

Mon avis:

Je dois le dire, j'ai été déçue par ce livre, pas très passionnant...alors que la quatrième de couverture était plutôt prometteuse.

Chiara, le personnage principal, est ennuyeuse et agaçante à la fois.
L'histoire tourne toujours autour du même sujet: le mari! Duquel Chiara est séparée.
Les dialogues sont ennuyeux aussi, surtout ceux entre Chiara et sa psychologue (finalement, il n'y a pas de dialogue à proprement parlé).

Par contre, la lecture est rapide car le roman est construit comme un journal: chaque chapitre correspondant à un jour du mois durant lequel Chiara réalise le défi des dix minutes dans sa vie quotidienne.
D'ailleurs pas facile de trouver de nouvelles choses à faire, mais elle va y arriver avec beaucoup de malice.

Cela va lui permettre d'apprendre de nouvelles choses, de se remettre en question. Elle va évoluer et s'ouvrir aux autres: (sa famille, ses amis).

dimanche 2 avril 2017

Les gens dans l'enveloppe

Un livre lu suite à notre dernière rencontre des Cholecteurs. J'ai tout de suite été attirée par le concept de cet ouvrage et je me suis laissé tenter.





















Auteur: Isabelle Monnin
Editions: Lattès / Le livre de poche
Pages: 432
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰

Synopsis:

En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.

J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.

Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.

Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.


Mon avis:

Ce livre est plus qu'un roman, c'est une oeuvre complète: un roman d'abord, une enquête ensuite et un album de chansons enfin.
Le livre est d'abord original de part sa construction en 3 parties: le roman, les photos et l'enquête. Le lecteur est investi par le projet de l'auteure: faire d'une enveloppe remplie de photos un roman.

Le roman:
C'est une histoire de famille à travers le portrait de 3 femmes, se déroulant des années soixante-dix à la fin des années quatre-vingts. On y retrouve Laurence la petite fille, Michelle la mère absente, et Simone dit "Mamie Poulet" la grand-mère.
L'auteure imagine son récit à partir des photos reçues: le passé des personnages, les sentiments etc... la société de l'époque y est aussi décrite.
L'accent est mis sur la petite fille, Laurence, qui vit l'absence de sa mère de façon déchirante: elle se sent seule, elle ne vit qu'avec l'espoir que sa mère revienne, elle rêve même d'une autre vie et part en Argentine pour tenter de la retrouver.

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. L'écriture très poétique m'a déstabilisée, moi qui suit très terre à terre. Je n'ai pas été captivée par le roman, beaucoup trop mélancolique. 
Pour autant, le style de l'auteure est sublime à travers la poésie (cela m'a même rappelé les poésies de Rambaud) mais je n'accroche pas à ce genre d'écriture.

L'enquête:
Cette deuxième partie, au contraire, m'a vraiment captivée, j'ai trouvé l'enquête passionnante, prenante, très réussie. On sent le travail d'historien, de journaliste, d'enquêteur.
Ainsi, on retrouve dans cette enquête une histoire de famille mais cette fois-ci la vraie. Et ce qui est intéressant, c'est de voir les ressemblances entre "les gens" inventés par l'auteure et les vrais "gens". Je n'en dirai pas plus pour ne rien dévoiler de l'enquête.

Ce qui est pourtant ressorti des 2 parties, c'est le thème de l'abandon! Abandon maternel et abandon conjugal, lesquels sont traités avec beaucoup d'émotions tout au long du livre.

Il ressort de ce projet également tout un travail de mémoire: la mémoire de nos ancêtres. Cela m'a fait beaucoup penser à ma propre famille, à mon enfance aux cotés de mes grands-parents. Beaucoup d'images me sont revenus en mémoire.

Concernant l'oeuvre musicale, je l'ai écoutée mais elle ne m'a pas vraiment atteinte, peut-être parce que je ne suis pas très mélomane...


En résumé, une lecture dans laquelle je me suis sentie investie, avec une préférence pour l'enquête. A lire!

dimanche 26 mars 2017

Hier encore, c'était l'été

Un livre découvert grâce à Laure Manel lors de la dernière rencontre des Cholecteurs (groupe de lecteurs de Cholet et alentours). 
Elle a eu la gentillesse de me le prêter.





















Auteur: Julie de Lestrange
Editions: Mazarine
Pages: 382
Genre: Contemporain

Note: ⭐⭐⭐✰✰✰

Synopsis:

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. 
Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la claque est brutale. 
En une décennie, ceux que les intellectuels appellent la jeunesse perdue et désillusionnée vont devoir apprendre à se battre pour exister. La vie les perdra par endroits. 
À travers les drames, les fous rires et les joies subsiste alors l'amitié. Et l'amour qui les sauvera. 

Tendre portrait d’une génération et d’une époque, Hier encore, c'était l'été prend aux tripes pour ne plus vous lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de ses victoires et de ses peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.


Mon avis:

Ce fut une lecture agréable où de belles valeurs sont représentées: amitié, amour, fraternité.

C'est l'histoire d'une bande d'amis d'enfance, issue de deux familles. Leurs parents et grands-parents s'étaient liés d'amitié avant eux.
Ils ont grandit ensemble.

Il y a Alexandre, Marco, Sophie, Anouk, et les autres.
On les retrouve à la sortir de l'adolescence, on les suit pendant une décennie, à travers Alexandre, au fil des pages. 
Ils vont ainsi découvrir la vie, ses joies, ses déconvenues, ses leçons. C'est le portrait d'une génération qui se cherche.

Ce livre nous rappelle notre jeunesse à travers les rires, les peines, les moments difficiles parfois qui nous font grandir et devenir adultes.

Il est facile de se reconnaître dans les personnages puisque l'on se pose les mêmes questions qu'eux. On se sent proche d'eux, on espère avec eux.

L' auteur à une plume simple et fluide avec une part belle aux dialogues, ce que j'ai bien apprécié.

Le moins du roman: j'ai trouvé qu'il y avait un manque de dynamisme, un manque de rebondissements, il n'y a pas de surprise.
Le plus du roman: j'ai beaucoup aimé le dessin des maisons familiales avec la petite généalogie. Cela permet au lecteur de bien s'y retrouver entre tous les personnages, surtout au début du roman.


En résumé, un bon moment de lecture et une auteure que je vais suivre!